Repenser AMADOU GACKO 

Les débuts 

  • Comment est née l’idée ? 
  • Comment a été le passage de l’idée à la réalisation ? 

AMADOU:  Alors nos débuts, déjà nous, notre troupe TIMTIMOL qui veut dire arc en ciel, cette troupe est née en 1986, ça été créer par Mme AMINA la présidente actuelle. Arc en ciel à la base c’était pour rassembler toute la communauté mauritanienne, c’est-à-dire toute les couches mauritanienne au sein d’une même troupe pour pouvoir sensibiliser, faire des spectacles pour parler des certains nombres de choses etc.… donc d’après elle (la présidente) c’était d’abord son amour pour l’art qu’elle a hérité par son papa, voilà ce qu’il a poussé à créer la troupe TIMTIMOL et moi je suis venu bien après, j’ai intégré la troupe dans 2006-2007 et actuellement j’occupe le poste Manager général.  

  1. Les premiers pas 

Mon premier spectacle c’était pas vraiment difficile pour moi parce que moi je crois que je suis né avec le sens artistique et j’étais maître de cérémonie avant d’être comédien, mais c’était par contre super stressant pour moi  parce que je voulais assurer, histoire de convaincre la présidente que je pouvais vraiment intégrer le groupe mais bon j’ai pu assurer avec les encouragements de la présidente.  

Quelles sont vos sources d’inspiration ? 

Comment été votre premier spectacle ? 

Nos sources d’inspiration déjà c’est notre pays qui est super inspirant, il y’a tout un tas de choses à dire , il y’a un tas de choses à faire, il y’a toute une population pour sensibiliser donc nous autant qu’acteurs on s’est dit qu’on a notre partition à jouer nous aussi, là où il y a un problème on est labà, là où il y a des gens opprimés on est laba, là où il y a une situation qui nécessite d’être étudiée, qui nécessite d’être mise sur table pour que les gens débattent pour ils puissent trouver des solutions on est laba, donc ce qui nous inspire c’est notre société d’une manière générale, c’est ce qu’on voit au long de la journée, dans la rue, les quartiers, au sein des foyers etc.… voilà tout est inspirant finalement tout ce qu’on voit peut nous inspirer tant qu’on peut le transmettre, tant qu’on peut mettre ça sur scène pour le débattre et trouver des solutions par rapport à ces problèmes. 

  1. Les difficultés  

Quelles difficultés avez-vous rencontrées dans votre parcours ? 

Je pense qu’on continu d’en rencontrer toujours, il y a toujours des gouvernants qui ne veulent pas qu’on parle d’un certain nombre de choses, il y a toujours des sujet tabou jusqu’à aujourd’hui en Mauritanie, il y a la population qui ne comprends pas un certain nombre de choses, il y a des gens qui mettent le bâton dans les roues  qui ne veulent pas qu’on avance tout simplement parce qu’on dénonce un certain nombre de choses, donc c’est très difficile de le faire surtout en Mauritanie l’art n’est si développé que ça, le théâtre encore moins, le théâtre reste très méconnu en Mauritanie encore le théâtre social et le théâtre d’opprimé donc c’est très difficile on rencontre énormément de choses des fois tu veux juste faire une scène et il y a le préfet dans des quartiers qui te dit non tu ne peux pas le faire, il y a pas d’autorisation donc le spectacle ne peux pas avoir lieu ou si le spectacle aura lieu ça sera un peu compliqué il y a des menaces, il y a tout un tas de choses en réalité. 

Quelles sont les contraintes que vous avez surmontées ? 

Moi personnellement au début mon papa ne voulais pas je fasse du théâtre donc il fallait convaincre le vieux, il fallait ramener des bonnes notes à la maison parce que si on veut aligner art et études c’est très difficile et comme on dit le théâtre est super jaloux ça ne va pas souvent avec un certain nombre de choses donc c’était très difficile pour moi déjà il faut faire des choix, il faut se décider, il faut savoir qu’est-ce que je dois faire donc ça été difficile mais j’ai su surmonter ça surtout qu’on j’ai eu mon bac malgré que je faisais du théâtre malgré que j’allais faire des spectacle donc j’ai su montrer au vieux que je pouvais faire les deux à la fois alors ça à été mon plus grand défis.    

  1. Votre situation dans le secteur 
  • Avez-vous pu trouver une place pour vous dans la carte culturelle de votre pays ? 
  • Comment ? 

Oui, absolument on a su s’imposer, on a su imposer le théâtre social parce que à la base en Mauritanie il y avait que le théâtre conventionnel c’est-à-dire le théâtre populaire, donc nous grâce à (quadrialakh) qui nous a initier sur le théâtre forum on l’a ramener en Mauritanie on l’a vraiment imposer, on n’est la première troupe à le faire et on continu encore de détenir la plus grande part parce que tous ce qui fait le théâtre de l’opprimé en Mauritanie on l’a pratiquement formé, nous sommes un peu le générale et on distribue un peu, on forme tant qu’on peut, on initie les jeunes, on éveille des conscience, on sensibilise et actuellement quand vous dites théâtre vous penser directement à quadrialakh, en Mauritanie si vous dites théâtre forum vous allais forcément penser à TIMTIMOL  

  1. Le futur 

Et puis après ?  

Alors pour le futur je pense déjà qu’on va un peu reculer pour mieux sauter parce qu’avec la crise sanitaire c’était très compliqué, il y avait pas de spectacle, il y avait même pas les répétitions parce que chez nous c’était très fort le couvre-feu donc actuellement on est en train de reculer   pour mieux sortir, il faut revoir des choses, il faut refaire un certain nombre de choses, il faut réécrire des scénarios  donc on encore dans ça et on projette de faire un grand festival inchallah qui sera le festival du théâtre de l’opprimé en Mauritanie qui va prendre plus de temps par rapport à notre agenda donc on compte le faire en 2022, au pire des cas au début 2023 et ça nous tiens à cours de le faire.  

Où allez-vous ? 

Déjà on est avec notre forme africaine du théâtre social, qu’on est toujours en train de le mettre sur place avec notamment la Tunisie, le Sénégal, l’Égypte, Le Maroc, la Guinée etc…  et on est en train de s’ouvrir vers d’autre pays, donc ça aussi c’est un grand projet sur lequel on est en train de travailler et il y a tout un tas de chose à faire avec les autres.  

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The forum was launched in 2017 in Casablanca, with the participation of representatives from six countries in North and West Africa. It is a forum that brings together practitioners of social theatre in the African continent, facilitating communication among them.